Read Ebook: Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face Histoire d'une âme écrite par elle-même by Th R Se De Lisieux Saint
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Ebook has 2916 lines and 215926 words, and 59 pages
Ce livre, en effet, est de ceux qui se recommandent par eux-m?mes. De la premi?re ligne ? la derni?re, on y respire une atmosph?re qui n'est plus celle de notre milieu terrestre. La ch?re petite soeur Th?r?se aime tout ce qui lui offre un reflet de l'immat?rielle Beaut? de Dieu. Elle aime sa famille d'abord; elle aime la belle nature, les fleurs, les oiseaux, la goutte de ros?e, la neige, le soleil, le ciel ?toil?, <
N'est-ce pas merveille de voir comment une jeune fille de vingt et quelques ann?es se prom?ne avec aisance dans le vaste champ des Ecritures inspir?es, pour y cueillir, d'une main s?re, les textes les plus divers et les mieux appropri?s ? son sujet? Parfois elle s'?l?ve ? des hauteurs mystiques surprenantes; mais toujours son mysticisme est aimable, gracieux et tout ?vang?lique.
Il y a telle page sur l'Evangile, sur la Vierge Marie, sur la charit? que pourrait signer un ?crivain de race. Qu'elle raconte en prose l'histoire de son enfance et de sa vocation, ou qu'elle chante en vers ravissants l'amour de Dieu, le ciel, l'Eucharistie, elle est constamment po?te, et po?te du meilleur aloi. Il se peut que les r?gles de la prosodie ne soient pas toujours fid?lement gard?es dans ces po?sies improvis?es; en revanche, on y sent passer un souffle d'une ?l?vation extraordinaire.
Soulev?e par l'ange qui passe pr?s d'elle, l'?me secoue sa poussi?re, et s'?l?ve doucement vers l'id?al, je veux dire vers le Dieu qui est l'?ternel Amour. A lire cette suave histoire ou ces po?sies si pures, vous vous croiriez volontiers devant une fresque de Fra Angelico; pour me servir d'une gracieuse expression de notre Soeur elle-m?me, vous croiriez entendre <
Laissez-moi donc vous remercier, ma R?v?rende M?re, d'avoir permis aux profanes de respirer le parfum de cette fleur b?nie de votre Carmel. Les lecteurs de l'HISTOIRE D'UNE AME--et je me persuade qu'ils seront fort nombreux--vous sauront gr? de leur avoir ouvert pour un instant les grilles de votre monast?re habituellement ferm?es au monde.
Que dis-je? Si par hasard ces d?licieuses pages viennent ? tomber entre les mains de quelque incroyant, j'aime ? penser qu'apr?s un premier mouvement de surprise, il voudra les lire jusqu'au bout, et qu'elles seront pour lui comme la d?couverte d'un monde nouveau. Qui sait si la ch?re petite soeur, continuant dans ce coeur son apostolat pr?f?r? d'autrefois, ne l'am?nera pas doucement ? Dieu et ? l'Evangile?
Mais, ? n'en pas douter, son grand amour de J?sus et des ?mes lui ferait accepter ce sacrifice de bon coeur; et pour la conversion de quelques p?cheurs obstin?s, volontiers elle ratifierait ce que vous faites, ma R?v?rende M?re. Vous-m?me, d'ailleurs, n'avez pas eu d'autre but.
Agr?ez, ma R?v?rende M?re, l'hommage de mon religieux d?vouement en Notre-Seigneur.
FR. G. MADELAINE,
Prieur.
LETTRE DU R?v?rendissime P?re dom Etienne,
Abb? de la Grande-Trappe de Mortagne .
MA R?V?RENDE M?RE,
Je me ferais volontiers le propagateur et l'apologiste des ?crits et des vertus admirables de votre sainte enfant; mais, il faut l'avouer, cette petite g?t?e de Notre-Seigneur n'a besoin de l'?loge de personne; son m?rite lui suffit devant Dieu et devant les hommes.
Cependant d'autres asc?tes, vous pouvez vous y attendre, ne manqueront pas, en lisant de si belles pages, de vous apporter le tribut de leurs f?licitations et de leur approbation; pour moi, ma R?v?rende M?re, je reste sous le charme de cet ?cho du Ciel, de cet ange terrestre qui a pass? ici-bas d'un vol rapide, sans ternir ses ailes, et qui nous a enseign?, autant par son langage que par ses actes, le chemin qu'il faut suivre pour aller ? Dieu.
Je ne suis pas surpris de la rapidit? de l'?coulement de la premi?re ?dition. Quand on a lu le pr?cieux volume de l'HISTOIRE D'UNE AME, on voudrait que tout le monde le l?t, tant il renferme de charmes, de pi?t?, de doctrine, de naturel et de surnaturel, d'humain et de divin. C'est Notre-Seigneur humanis?, rendu palpable, sensible, cultivant avec un amour incessant cette fleurette du Carmel qu'il fait germer, grandir, et qu'il embaume des plus suaves parfums, pour les d?lices de son Coeur et le ravissement du n?tre.
Je vous remercie pour mes religieux et pour moi. Elle nous a fait le plus grand bien.
Veuillez agr?er, ma R?v?rende M?re, l'hommage de mon religieux respect.
F.-M. ETIENNE,
LETTRE DU Tr?s R?v?rend P?re Le Dor?,
Sup?rieur G?n?ral des Eudistes.
Paris, 14 f?vrier 1899.
MA R?V?RENDE M?RE,
Pendant la vie de votre jeune soeur Th?r?se, la Providence a jug? bon de la r?server tout enti?re ? ses soeurs en religion. Il ?tait bien juste que le Carmel de Lisieux f?t le premier ? jouir, dans l'intimit? de la famille, de ses qualit?s aimables et ? s'?difier de ses vertus. Mais d?sormais les limites d'un monast?re sont trop ?troites pour renfermer un si pr?cieux tr?sor. Bien des ?mes dans les Congr?gations religieuses, dans les rangs du Clerg?, et m?me dans le monde, seront ravies, comme vous, de pouvoir go?ter les charmes de cette petite fleur qui s'est ?panouie si d?licieusement dans votre Carmel.
Elle offre ? la fois la blancheur du lis, le suave parfum de la violette et l'?clat embaum? de la rose. Elles sont rares les natures aussi riches et aussi compl?tes; et m?me dans la s?rie de nos saintes catholiques, on en rencontre peu qui soient un mod?le aussi accompli de toutes les vertus. Par certains c?t?s, elle se rapproche de votre Fondatrice, Th?r?se de J?sus; par d'autres, elle rappelle Agn?s, la jeune martyre de Rome. Elle est de l'?cole de sainte Gertrude et de sainte Hildegarde.
Son caract?re conserve jusqu'? la fin les gr?ces na?ves et la franche droiture du jeune ?ge. Elle est l'id?al de cette petitesse, de cette enfance si recommand?e par Notre-Seigneur. Son imagination est d'une fra?cheur exquise. Quelle largeur dans son intelligence; quelle finesse dans son coup d'oeil; quelle s?ret? dans son jugement! Rien de po?tique comme ses aspirations et son langage; rien de noble, de g?n?reux, de d?licat et d'aimant comme son coeur; et cependant, dans une enveloppe fragile, elle sait montrer la force d'?me d'un h?ros. C'est dans le Coeur de J?sus qu'elle a puis? son humilit? et sa douceur; c'est le Coeur de Marie qui lui a appris ? ?tre si pleine d'abandon et de confiance dans la bont? de Dieu. Avec quelle candeur vraie, avec quelle loyaut? faite de d?tachement et de sinc?rit?, elle nous retrace dans un style limpide l'histoire de sa vie, et, ce qui est encore plus attrayant, l'histoire de son ?me!
M?me au point de vue litt?raire, pour le style et pour la composition, ses m?moires forment un v?ritable petit chef-d'oeuvre.
Quiconque aura ouvert ce livre le lira jusqu'au bout; il fera comme moi, il le relira, il le go?tera, je puis m?me ajouter, il le consultera. Les heures coulent rapides ? parcourir des pages o? la vertu se montre sans fard ni recherche, et pourtant avec des formes pleines de charmes. On suit soeur Th?r?se, sans s'en douter, dans son vol vers l'id?al, on plane avec elle aux sommets de la perfection; dans sa compagnie on aime plus ardemment le bon Dieu; on est plus dispos? ? servir et ? supporter son prochain; les souffrances deviennent presque aimables, et dans l'?preuve, on se sent plus fort. L'Histoire et l'H?ro?ne plaisent et rendent meilleur.
J'ai d?j? fait lire ? des pr?tres, ? des dames du monde, ici aux novices de notre Congr?gation, l'exemplaire que vous avez eu la bont? de m'envoyer. Tous en ont ?t? enchant?s, et tous en ont tir? profit.
Veuillez agr?er, ma R?v?rende M?re, l'expression de mon plus religieux et profond respect.
Ange LE DOR?,
LETTRE DU T. R. P. Louis Th. de J?sus agonisant,
De l'Ordre des Passionnistes.
Ce v?n?rable religieux, remarquable par ses ?crits et plus encore par la saintet? de sa vie, souvent prouv?e par des faits surnaturels, mourut en 1907 ? l'?ge de quatre-vingt-neuf ans, apr?s avoir exerc?, ? plusieurs reprises, les premi?res charges de son Ordre.
J. P. M?rignac, 30 novembre 1898. +
MA R?V?RENDE ET CH?RE M?RE,
Quelle gloire pour le Carmel et quelle esp?rance pour tous!
Le Carmel, lui, a ses anges; et combien de jeunes ?mes accourront sur la montagne sainte, aux rayonnements de ce nouvel astre qui monte au firmament!
Aussi l'ai-je invoqu?e avec je ne sais quel irr?sistible attrait. Mes forces, je veux les ranimer aux ?nergies de sa vertu, et r?chauffer mon coeur aux flammes de ce S?raphin. Je l'ai pri?e, cette privil?gi?e de Marie, de venir ? mon aide quand j'adresse ? la Vierge Immacul?e la pri?re qui fut la sienne:
<
Et vous, ma R?v?rende et ch?re M?re, priez pour moi cette triomphante fille de Th?r?se, priez-la de m'obtenir du divin Epoux le bonheur et la gr?ce d'aller c?l?brer avec elle la gloire de la Trinit? Sainte.
Extraits de plusieurs autres Lettres de personnages ?minents.
J'esp?re fermement qu'un jour , cette enfant sera v?n?r?e sur nos autels.
On peut dire de l'une et de l'autre, avec autant de v?rit?, qu'elles furent martyres mystiques, qu'elles moururent de leur pur amour.
B?ni soit le Seigneur, dont la main toujours ouverte et bienfaisante fait resplendir encore de nos jours, dans le jardin de son Eglise, ces extraordinaires et merveilleuses fleurs!
MGR L'ARCHEV?QUE D'EVORA.
Heureuse victime qui, non seulement a ?t? consum?e par le feu et les flammes de l'amour divin, mais a encore re?u le don si beau de les communiquer puissamment aux ?mes! Les vies de Saints nous racontent les feux de l'amour divin: la vie de soeur Th?r?se nous les fait voir et sentir; les autres nous donnent envie d'aimer Dieu, mais celle-l? met le feu dans l'?me.
En lisant cette vie, ne croirait-on pas lire les paroles de feu et de science divine d'un des docteurs les plus ?lev?s, les plus profonds et les plus suaves de l'Eglise?
Et il n'y a pas que les personnes consacr?es ? Dieu qu'elle ranime et entra?ne; les personnes du monde elles-m?mes ne peuvent se d?rober ? son influence apostolique. Oh! que J?sus soit mille et mille fois b?ni de nous l'avoir donn?e!
Si j'en juge par le spectacle des ?tonnantes transformations op?r?es par cette petite sainte, il me semble qu'elle sera ? son si?cle ce que les Gertrude, les Th?r?se, les Marguerite-Marie ont ?t? au leur, avec cette diff?rence que, plus encore que ces h?rauts de Dieu, Th?r?se de l'Enfant-J?sus a montr? la voie qui conduit ? l'amour, voie petite et sublime ? la fois qui, loin d'effrayer, encourage et attire.
Heureuse enfant qui a compris pleinement l'amour! Tant d'?mes, m?me bien saintes, le comprennent si mal! Sous ce rapport le coeur de Th?r?se est un des plus beaux de l'Eglise.
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