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Read Ebook: Voyage d'un jeune grec à Paris (Vol. 1 of 2) by Mazier Du Heaume Hippolyte

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Ebook has 310 lines and 41930 words, and 7 pages

Th??tre des Vari?t?s.--Acteurs.--Potier, Vernet, Tiercelin, Bosquier-Gavaudan, Le Peintre, Mmes Flore, Gonthier, Pauline, Jenny-Vertpr?.--Fa?ade grecque.--Int?rieur de la salle.--Pi?ces.--R?forme.--Claqueurs.

M?lodrames de la Porte Saint-Martin, de la Ga?t? et de l'Ambigu-Comique.--Franconi.--Gymnase.--Panorama-Dramatique.

Panorama.--Diorama.--Vie d?licieuse d'un amateur des arts ? Paris.--F?tes champ?tres.--Maisons de campagne.--Maisons de sant?.--Jardins publics.--Anecdote.--Abus ? r?former.

F?te de la Rosi?re.

Domestiques.--Grands restaurans.--Les gastronomes.--D?ner de jeunes gens.--Cuisines en plein air.--Restaurans de la moyenne propri?t?.--Tailleurs ? la mode.--Demoiselles de salle.--Leurs caquets.--Leurs habitudes.

Soci?t? de Paris.--Philom?nor est introduit chez une Mme de Valmont.--Son attachement pour cette dame.--Caract?re du jeune Grec.--Ses succ?s dans le monde.--F?te donn?e chez Mme de Valmont.--Pr?sens et pi?ce de vers.--Description d'un h?tel.--Une s?ance royale.--Esp?rances de Philom?nor pour le bonheur de sa patrie.--Note critique sur des usages de la cour en France.

CHAPITRE L.

Discussion sur la cause des Grecs et des Turcs.--L?gitimit? des Ottomans.--MM. de Bonald, Condorcet.--Bacon.--Les Comn?nes.--Droits des Bourbons au tr?ne de Constantinople.--L'int?r?t politique et l'int?r?t mercantile reconnaissent seuls la l?gitimit? turque.--Mesures du gouvernement anglais relatives aux Sept ?les.--D?fense de l'Angleterre.--Conqu?te de l'Inde, facile pour la Russie.--Motifs de l'insurrection grecque.--Les Grecs ne sont point des carbonari.--L'?quilibre de l'Europe, d?truit, peut ?tre ais?ment r?tabli; moyens.--Selon certains Anglais, les Grecs ne sont propres qu'? l'esclavage.--R?clamation de Mme de Valmont ? ce sujet.--Peinture du s?rail actuel de Constantinople, d'apr?s le fid?le r?cit d'un des m?decins de Sa Hautesse.

Reproches peu fond?s faits aux Grecs anciens, et r?plique d?cisive ? ce sujet.--Comparaison entre les arts de l'?gypte et ceux de la Gr?ce.--Les Grecs modernes ne sont point ?trangers aux connaissances utiles, aux sciences et aux lettres.--De leur litt?rature.--Cause de l'insurrection de la Gr?ce.--Avantages dont ils jouissaient avant la r?volution.--Nouvelle accusation relative ? leurs privil?ges.--Leur d?fense.--Ali.

La politique ?chauffe de plus en plus les t?tes.--Mme de Valmont interrompt brusquement la conversation.--Abus dans les spectacles.--D?clamation.--Costumes, d?corations, jeux de sc?ne.--Le Kain.--Les r?formes qu'il a introduites pour la trag?die doivent avoir lieu pour la com?die.--Outrage sacril?ge fait impun?ment par les acteurs aux pi?ces de nos grands ma?tres.--Coutre-sens complet dans certaines repr?sentations.--Concerts spirituels, devenus, avec les courses de Longchamp, les jeux olympiques de la France.--Obligation ? imposer ? MM. les com?diens du Roi.--Invraisemblances notables sur la sc?ne.--Quelques avis ? MM. les acteurs et actrices.--Mlle Mars.--Joanny.--Mlle Duchesnois.--Mlle Georges.--Absence de la musique aux repr?sentations extraordinaires.--R?pertoire musical.--Abus difficiles ? faire dispara?tre, et pourquoi.--Moyens d'y rem?dier.--Organisation nouvelle des th??tres royaux, favorable aux auteurs, aux acteurs, et au public.--Mot de Francklin.

Au milieu de la f?te, Philom?nor re?oit des d?p?ches de la Gr?ce.--Il veut quitter la France.--Son d?vouement ? son pays.--Affreux malheurs de la Gr?ce.--Reproches que m?rite l'Europe ? ce sujet.--Philom?nor r?clame pour sa patrie l'appui de la France.--Avantages qui en r?sulteraient pour elle.--Voeux du jeune Grec.--Ses touchans adieux.

INTRODUCTION.

Encore un tableau de Paris! diront peut-?tre quelques censeurs. S'agit-il des moeurs du temps, d'anecdotes, de monumens, de reformes utiles, d'embellissemens nouveaux? L'auteur croit-il que nous avons oubli? le Siamois de Dufresny, l'Espion turc, les Caract?res de La Bruy?re, les Lettres persannes de Montesquieu, les Essais de Duclos, les deux Tableaux de Paris de Mercier, le petit Tableau de Mme de Sartory, et l'Ermite de la chauss?e d'Antin?

Nous apprendra-t-il quelque chose de plus que le p?re F?libien, Andr? de Valois, de Lamarre, Ramond du Pouget, l'abb? le Boeuf, le c?l?bre Sainte-Foix, le prince de Ligne, les M?moires historiques de Soulavie, le Tableau historique et pittoresque de Paris, de M. de Saint-Victor, et l'Histoire civile, physique et morale de Paris, de M. Dulaure?

? toutes ces questions, sp?cieuses en apparence, la r?ponse est facile. Je demanderai, ? mon tour, s'il ne reste rien ? glaner apr?s la riche moisson faite par ces ?crivains? Si quelques ?pis pr?cieux ne sont point demeur?s inaper?us et cach?s dans un champ aussi vaste; ou plut?t si de nouvelles cultures n'exigent pas dans ce moment de nouvelles m?ditations et un nouveau travail? Si Paris, enfin, n'offre pas, au moins tous les dix ans, un aspect diff?rent, des sc?nes continuellement vari?es? Et je n'en veux pour preuve, que les deux tableaux de cette capitale compos?s par le plus grand observateur du si?cle dernier, que j'ai d?j? cit?, tableaux dont les couleurs et les nuances sont si fortement oppos?es. Malheureusement la post?rit? s'indignera en voyant que les deux ?crits de cet illustre penseur ont ?t? trac?s par une plume originale, il est vrai, mais trop souvent tremp?e dans la fange, le fiel et le sang; lorsque dans le dernier ?crit surtout, une ?quitable justice et des souvenirs r?cens devaient inspirer au peintre les sentimens d'une g?n?reuse piti?, et lui prescrire un saint respect pour d'?pouvantables catastrophes et les plus augustes malheurs.

Plus heureux dans cette esquisse, je vais retracer une ?poque o? les principes d'un gouvernement r?parateur, jaloux de conserver et de perfectionner ce qui existe, font esp?rer les r?formes les plus importantes de toutes les esp?ces d'abus. La France peut justement ?tre compar?e ? un arbre courb? par le plus terrible orage, et qui, en se redressant, ?l?ve une tige plus superbe, et s'affermit de plus en plus sur le sol natal, en jetant au loin de profondes racines; l'objet le plus essentiel est maintenant d'en diriger sagement les formes, d'en retrancher ? propos les branches parasites qui en absorberaient inutilement la s?ve, en compromettraient la vigueur, et finiraient par en d?truire la majestueuse beaut?.

Mais de quoi cet auteur se m?le-t-il? vont s'?crier encore certains ?tres habitu?s ? ne s'?carter jamais d'une routine vulgaire? Quelle suffisance! Quelle pr?somption! Quelle pr?tention orgueilleuse! diront ces contempteurs de toute salutaire r?forme; ?go?stes pour qui tous les abus sont sacr?s lorsqu'une main prudente veut y porter la cogn?e; surtout si ces abus sont embellis par les illusions et les souvenirs de leur jeunesse! Pourquoi tous ces changemens? ajouteront ces hommes qui n'estiment le pr?sent qu'autant qu'il ressemble au pass?; ces hommes qui plut?t que d'y rien innover, trouvent tout bien dans le meilleur des mondes possibles; et qui croient avoir suffisamment r?pondu ? une utile censure par ce peu de mots: <> Quelle critique enfin ne feront-ils pas de cet ouvrage o? je heurte avec tant de hardiesse leurs opinions stationnaires. Je crois les entendre me lancer de nouveaux sarcasmes avec un chagrin mal dissimul?. Quel est donc, continueront-ils, ce t?m?raire qui prend si hautement le ton de r?formateur? A-t-il ?tudi? ? fond le sujet qu'il traite? Conna?t-il toutes les r?gles de l'art? Son go?t est-il assez s?r, assez exerc??...

Eh! messieurs, un peu d'indulgence, et daignez ?couter un auteur modeste, qui promet d'avance de souscrire ? vos r?clamations, pourvu que le public, qu'il prend pour arbitre, les trouve solides et raisonnables.

Si je m'?rige en Aristarque, si j'ai d?nonc? de nombreux abus, je n'en conserverai pas moins une sage d?fiance de mes forces, et cette s?v?re impartialit? dont un auteur qui se respecte ne doit jamais s'?carter. La justice sera toujours mon guide; aucune passion vile n'aura guid? ma plume, je pourrais dire mes pinceaux, si mon ouvrage est moins l'itin?raire sec et aride d'un voyage, qu'une galerie de tableaux o? tout vit et respire.

L'amour du vrai beau, le sentiment des convenances, l'am?lioration des moeurs, le perfectionnement des arts, sont les motifs qui m'ont engag? dans la carri?re vari?e que je vais parcourir. Voir, observer, r?fl?chir, comparer, raisonner, juger en dernier ressort, classer mille objets divers, marier par des nuances imperceptibles tant de couleurs oppos?es, peindre enfin avec une scrupuleuse fid?lit?; telle ?tait la t?che que je m'?tais impos?e: c'est au public ? juger si je l'ai remplie.

VOYAGE D'UN JEUNE GREC ? PARIS.

CHAPITRE PREMIER.

Philom?nor n? ? Rhodes, fait ses ?tudes ? Ath?nes.--M. Fauvel.--Le jeune grec quitte l'Acha?e.--Il se retire ? Parga.--Il abandonne la Gr?ce.--Il fait voile pour l'Italie.--Il parcourt les ?tats de cette presqu'?le; il se rend en Hollande et en Angleterre.--Il arrive en France et s'y fixe.--Son enthousiasme pour ce beau royaume.--Abus nombreux qui d?truisent son enchantement.--Son indignation.--Ses reproches tr?s-fond?s.

En mil huit cent vingt un je fis ? Paris la connaissance d'un jeune Grec, dont la famille ?tait originaire de l'?le de Rhodes. Cette liaison, fort agr?able sous mille rapports, fut en quelque sorte la cause accidentelle de ce petit Panorama de Paris. N? dans l'opulence, Philom?nor employa ses richesses ? s'instruire; apr?s avoir parcouru les grands ?tats du nord de l'Europe, une partie de l'Asie, de l'?gypte et les ?les de l'Archipel, il s'?tait fix? dans la ville d'Ath?nes, o? le c?l?bre M. Fauvel prit plaisir ? faire na?tre dans cette ?me neuve et susceptible des plus vives impressions et des plus nobles sentimens, un go?t passionn? pour les belles-lettres et les arts. Presque toujours le studieux ?l?ve accompagnait l'illustre antiquaire dans ses recherches savantes; et les momens qu'il ne donnait pas ? la litt?rature grecque, latine et fran?aise, ?taient employ?s ? contempler les monumens que le temps et la barbarie avaient ?pargn?s. Souvent, d?s l'aurore, on le surprenait seul, et comme en extase, devant le Parth?non, les Propyl?es et le th??tre d'Ath?nes.

Un matin, lord Elgin interrompt ses m?ditations; tout d'un coup des ?chafauds sont dress?s, et notre jeune amateur voit briser, en peu de temps, sous le marteau des Anglais, la corniche du temple de Minerve, et tomber en mille morceaux les bas-reliefs magnifiques de Phidias, dont les d?bris furent depuis transport?s ? Londres. Triste spectateur de l'enl?vement de ces marbres, nagu?res si pr?cieux, maintenant si horriblement mutil?s, et de ces pompeuses colonnes remplac?es par des ma?onneries grossi?res, son coeur est ulc?r?, sa t?te est exalt?e; en proie au chagrin le plus violent, il veut quitter ces lieux, qui pour lui n'avaient plus les m?mes attraits, ces lieux o? chaque jour ?clairait de nouvelles spoliations.

En fuyant cette sc?ne de ruines, qu'un faux amour des arts avait multipli?es, Philom?nor crut trouver un adoucissement ? ses peines, en se retirant ? Parga qui, soustraite par le courage de ses guerriers aux tyrans de la Gr?ce, avait su conserver, au sein du plus affreux despotisme, son culte, ses lois et son ind?pendance. Les malheurs essuy?s par cette ville h?ro?que l'oblig?rent ? s'?loigner enti?rement d'un pays dont le bonheur semblait s'?tre envol? pour jamais.

D'autres raisons l'y d?termin?rent. Comme l'immortel Visconti ?migrant de sa patrie pour suivre, sous un ciel ?tranger, les chefs-d'oeuvre des arts, l'Apollon, le Gladiateur, le Laocoon; Philom?nor, tourment? par de doux et touchans souvenirs, voulut revoir encore une fois, en Angleterre, les objets de ses regrets et de ses admirations; il br?lait aussi de conna?tre la France, dont son premier instituteur lui avait fait une si riante peinture.

Tel ?tait l'enthousiasme de mon jeune Grec; au bout de quelques mois son enchantement parut s'?vanouir comme un songe; dou? d'un esprit extr?mement juste, ses voyages avaient form? son go?t et lui avaient donn? sur toute chose un tact aussi s?r qu'il ?tait exquis. Sans cesse, je le voyais se recueillir, et pour ainsi dire s'enfoncer dans ses r?flexions; sans cesse, il raisonnait, il comparait et finissait souvent par censurer ce qui d'abord l'avait ?bloui. Fortement attach? aux principes d'un beau r?el et permanent, et d'un beau fictif et id?al, qu'il avait puis?s dans l'?tude des merveilles antiques, ces principes ?taient devenus pour lui la base constante et invariable de tous ses jugemens et de toutes ses observations; si quelquefois j'osais me moquer de la futilit? de certaines critiques, il fron?ait le sourcil, et me disait avec une esp?ce d'indignation: <>

Philom?nor assiste ? une s?ance publique de l'Institut.--Ses id?es sur les salles int?rieures de ce monument.--Ses questions.--Mes conseils.--Pens?e de Platon.--Piron.--Fa?ades ext?rieures.--R?flexions de Philom?nor ? ce sujet.--Soci?t? des Amis des arts.

Cependant, ? mesure que nous visitions les monumens publics, nos remarques devinrent plus ?tendues et plus importantes, et je crus que le voyage ? Paris de ce nouvel Anacharsis pouvait ?tre utile ? mon pays.

Le lendemain de cet entretien, je le conduisis ? une brillante s?ance de l'Institut. <> ? peine pouvais-je suffire aux questions de mon curieux ?tranger. Il voulait devenir un Lavater improvisateur; il voulait reconna?tre dans leur physionomie le genre de talent de chaque acad?micien. Je lui d?signai MM. Dacier, Quatremere de Quincy, Sicard, Cuvier, Denon, Lac?p?de, Raynouard, Villemain, Laya, S?gur, Pastoret, Boissy d'Anglas, Campenon, Lemontey, Ch?teaubriand, Picard, Duval, Raoul-Rochette et R?musat; je l'engageai ? se procurer leurs oeuvres pour se compl?ter une biblioth?que qui r?un?t l'agr?able ? l'utile. L'Acad?mie et l'assembl?e ?taient ce jour-l? au complet: le nombre des jolies femmes ?tait presque plus consid?rable que celui des hommes de lettres. On n'avait lu que des morceaux de choix; et en les ?coutant, personne n'avait dormi. Philom?nor ?tait enchant?; seulement il regrettait qu'il n'y e?t point eu de musique. <>

Lorsque je lui appris que sous le d?me de la grande salle de l'Institut ?taient autrefois plac?s les restes et la statue fun?bre du cardinal Mazarin, Philom?nor ne put s'emp?cher de s'?crier: <>

Au sortir de la s?ance, Philom?nor fut ?tonn? de l'?tat pitoyable des fa?ades ext?rieures de l'?difice. <>

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Sur le bien que la Soci?t? des Amis des arts peut produire en ?tendant les premi?res attributions de sa destination.--Palais.--Hospices.--Mendicit?.--Fondation d'un h?tel des Invalides religieux et d'un h?tel des Invalides civils.--Vers de Gilbert.

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Moyens faciles d'embellir Paris et d'en faire dispara?tre les plus ignobles quartiers, tout en conservant les monumens les plus remarquables.--Indication sommaire des principales antiquit?s de Paris.--Plaintes fond?es sur la destruction des plus beaux ?difices de France.--Ch?teau de Chambord.--Comment on peut pr?server les ?difices c?l?bres des ravages du vandalisme.--Fontaines de Paris.--Purification des eaux.--Projets du docteur Do?.--Nouvel ?difice thermal.--Tableau de Paris, en suivant les plans de l'auteur.

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Mettez donc ? profit ces restes r?v?r?s, Augustes ou touchans, profanes ou sacr?s; Mais loin ces monumens dont la ruine feinte Imite mal du Temps l'inimitable empreinte!

DELILLE.

H?las! j'ai vu tomber les cr?neaux et les tourelles du manoir de Bayard, et la galerie de Richelieu; j'ai vu raser le ch?teau de Montmorency, et dispara?tre celui de Saint-Ouen. Dans ce moment on abat les magnificences de Chanteloup.

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