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Read Ebook: L'Illustration No. 3692 29 Novembre 1913 by Various

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Ebook has 46 lines and 6004 words, and 1 pages

r envisag? la question en un substantiel article, conclut, avec ?loquence:

Il nous faut ajouter aussi que, d?s que l'abandon imminent a ?t? signal? au public, de touchantes et multiples protestations nous sont parvenues par lettres. La plupart demandent que l'on fasse appel ? d'initiative priv?e pour suppl?er ? l'indiff?rence de l'administration. M. Paul Robiquet, dont le grand-p?re, Louis-?douard Lemarchand, ancien officier de Waterloo et fournisseur du mobilier de la couronne sous le roi Louis-Philippe, confectionna le dernier cercueil de l'Empereur, propose de transformer en mus?e la modeste et l?gendaire demeure de Longwood. Et il offre, comme premier don, une r?duction du cercueil en ?b?ne, identique ? celle dont il a d?j? fait don au mus?e des Invalides.

Enfin, d'autres lettres nous apportent cette certitude que la fonction, si peu r?mun?r?e, de conservateur des domaines fran?ais dans l'?le perdue peut encore trouver des candidats fran?ais. Notamment, un capitaine en retraite, chevalier de la L?gion d'honneur, propose d'aller continuer ? Sainte-H?l?ne la tradition des conservateurs militaires du tombeau imp?rial. Et il y aura, nous en sommes certains, d'autres volontaires.

Avec un peu de bonne volont?, on n'en sera donc pas r?duit ? confier la garde de ce domaine sentimental de la France ? un insulaire illettr?, ignorant notre langue et ?tranger ? notre ?me nationale. Et nous voulons nous persuader aussi que le gouvernement, ?clair? maintenant sur la situation lamentable de Longwood, et convaincu de l'?motion que provoquerait en France un abandon d?finitif, se d?cidera ? relever les premi?res ruines.

DOCUMENTS et INFORMATIONS

MANG? PAR LES ANTHROPOPHAGES.

Il y a quelques mois, une p?nible nouvelle nous arrivait de la C?te d'Ivoire: un commer?ant fran?ais, M. Huberson, avait ?t? surpris par des anthropophages, mis ? mort, et d?vor?. La photographie reproduite ici, dont nous devons la communication, avec d'int?ressants renseignements, ? un de nos abonn?s, M. le docteur Teste, ?voquera cet affreux drame, heureusement fort rare.

C'est en ao?t dernier que M. Huberson, qui se livrait au n?goce, ? ses risques et p?rils, et malgr? des avertissements r?p?t?s, sur le territoire du Haut-Cewally, dans le pays Gu?re, fut attaqu?, ? la tomb?e du jour, par une bande de rebelles; il tenta de se d?fendre, mais sans doute le fusil Browning dont il se servait ne fonctionna-t-il pas. Et les sauvages purent ainsi s'emparer de lui.

On ne tarda pas ? apprendre sa disparition et les circonstances de sa fin: un officier, ? la t?te d'un d?tachement de tirailleurs, se mit aussit?t ? la poursuite des coupables. Il r?ussit ? les cerner, et ? en prendre deux vivants; la plupart des autres ?taient tomb?s sous les balles de nos soldats.

Le plus grand des prisonniers--celui qui figure ? gauche sur la photographie--a fait des aveux complets, et a cont? dans le d?tail les agapes auxquelles donna lieu la capture du blanc. On a donc eu l'horrible certitude que notre vaillant mais t?m?raire compatriote a ?t? d?vor? par ces monstres, dont la soumission se poursuit au milieu des plus grandes difficult?s.

Un de nos abonn?s, M. Broquet, nous signale un ph?nom?ne curieux qu'il a observ? r?cemment ? la campagne.

Un soir, on venait de rentrer dans une grange des troncs de ch?taigniers, ?g?s d'une quinzaine d'ann?es et qui, coup?s dix mois auparavant, avaient ?t? laiss?s couch?s dans les bois, expos?s aux intemp?ries. Comme il avait plu toute la journ?e, on se mit ? les ?corcer pour ?viter qu'ils p?chassent difficilement.

Or, ? mesure que les arbres ?taient ?corc?s, ils s'?clairaient du haut en bas de lueurs presque ininterrompues. Les morceaux d'?corce eux-m?mes ?taient lumineux en de nombreux points de leur surface interne. Ces lueurs permettaient de lire sur le cadran d'une montre.

On a d?j? observ? pareil ph?nom?ne sur de vieux bois ou m?me sur les vieilles souches; il para?t d? ? un champignon microscopique dont le d?veloppement est favoris? par la d?composition de l'arbre et de son ?corce. Mais on peut se demander comment il s'est manifest? sur des arbres qui, quoique abattus depuis dix mois, pr?sentaient les apparences d'un bois sain.

LA LEVURE ALIMENTAIRE.

Il y a quelques ann?es, l'industrie allemande imagina d'utiliser la levure pour la nourriture des chevaux, des vaches, des porcs et de la volaille. Mais ce d?bouch? n'a point paru suffisamment r?mun?rateur, et l'on cherche ? introduire dans l'alimentation humaine de la levure convenablement purifi?e. La chose a une grande importance pour les brasseurs allemands. Ces industriels, en effet, emploient une partie minime de la levure qu'ils produisent; ils disposent annuellement d'un exc?dent de 70.000 tonnes.

La boulangerie n'utilisant plus qu'une levure sp?ciale, on a d'abord pr?par? avec les levures de brasserie des extraits destin?s ? remplacer les extraits de viande. Ce nouvel aliment ayant eu peu de succ?s aupr?s des estomacs teutons, on s'est born? ? faire s?cher la levure et ? obtenir ainsi une nourriture pour le b?tail ais?ment transportable. Cette nouvelle industrie est d?j? prosp?re: on compte 26 usines de s?chage de levure, et le prix de la levure s?che a pass? de 22 francs ? 29 francs le quintal.

Les chimistes veulent faire encore mieux. En d?barrassant la levure s?che des principes amers de la bi?re, ils obtiennent un aliment facile ? assimiler, repr?sentant, disent-ils, la valeur de plus de trois fois son poids de viande de boeuf, et dont le prix atteint 6 fr. 20 le kilo.

Le TRAVAIL D'UN FAUCHEUR.

UN MONUMENT ? ANNENKOF.

La Russie vient d'acquitter une vieille dette de reconnaissance en ?levant, ? Samarcande, un monument au g?n?ral Annenkof, cr?ateur du chemin de fer transcaspien, mis en service en 1887, et promoteur du Transsib?rien.

Ce monument, assez simple, comme on le voit sur la photographie ici reproduite, perp?tuera le souvenir de l'un des hommes les plus ?nergiques et les plus audacieux qu'ait enfant?s la Russie: celui qui lan?a sur l'Amou-Daria, l'antique Oxus, pour le passage du rail, un simple pont de bois de 3 kilom?tres et demi, ?tait certes d'?me hardie.

L'inauguration du monument a eu lieu le 3 novembre dernier . Elle a rev?tu un caract?re de grande solennit?.

L'empereur Nicolas y ?tait repr?sent? par l'un de ses aides de camp, le g?n?ral prince Vassiltchikof, qui, au nom de son souverain, d?posa au pied du monument une superbe couronne en argent. Le g?n?ral Samsonof, gouverneur g?n?ral du Turkestan, pr?sidait la c?r?monie, ? laquelle assistaient Mlles Annenkof, les deux filles du g?n?ral, et le vicomte de Vogu?, son neveu, fils du vicomte Eug?ne-Melchior de Vogu?, de l'Acad?mie fran?aise, lequel avait ?pous? une soeur du g?n?ral Annenkof. Les splendides costumes du repr?sentant de l'?mir de Boukhara et des hauts dignitaires de sa suite donnaient, sous le soleil ?clatant, une note de brillant pittoresque. Et la chute du voile qui recouvrait la statue fut le signal d'un impressionnant d?fil? des troupes, sous les ordres du repr?sentant du tsar.

RECTIFICATIONS.

Dans l'article que nous avons consacr?, dans notre num?ro du 15 novembre, au mariage de Nijinsky, nous avons dit que le c?l?bre danseur russe avait ?pous? une jeune fille <>, Mlle Pulska. Un de nos plus notables confr?res de Budapest nous informe que celle-ci descend d'une tr?s honorable et ancienne famille hongroise: son p?re a ?t? directeur des mus?es de Hongrie, et sa m?re, ?crit notre confr?re, est <>.

Le chef pilote Perreyon.

LES DEUILS DE L'AVIATION

C'est avec une douloureuse stupeur que le monde des sports a appris la chute mortelle de l'aviateur Perreyon, chef pilote de l'?cole Bl?riot. Depuis plusieurs ann?es, en effet, Perreyon occupait avec une maestria incomparable un poste des plus p?rilleux; charg? d'essayer les nouveaux appareils et d'assurer leur mise au point d?finitive, il se trouvait expos? presque chaque jour ? des dangers impr?vus bien sup?rieurs aux risques que court, dans ses plus grandes audaces, un bon pilote montant un appareil ?prouv? et qu'il conna?t bien. Mais sa prudence et son habilet?, comme aussi sa parfaite intelligence de la navigation a?rienne, semblaient le mettre ? l'abri de la chute banale o? p?rit trop souvent un aviateur insuffisamment entra?n?.

C'est pourtant un accident de ce genre qui a caus? sa perte. Perreyon essayait, pour la premi?re fois, ? l'a?rodrome de Buc, un appareil d'un mod?le in?dit: un monoplan ? deux places de front, pourvu d'un moteur de 100 chevaux plac? derri?re les pilotes. L'avion ?voluait normalement ? une quinzaine de m?tres de hauteur lorsqu'on le vit tout ? coup piquer du nez et venir se briser sur le sol, ?crasant le mal heureux pilote. On suppose que Perreyon, voulant atterrir, ne put se redressera temps.

Cet aviateur hors ligne, ?tait ?g? de trente et un ans. Se consacrant tout entier ? l'?cole Bl?riot, il cherchait peu les occasions de succ?s personnel. Il s'?tait pourtant signal? ? l'attention du grand public en s'adjugeant plusieurs records sensationnels: record de hauteur par 5.880 m?tres; record de hauteur avec passager, par 4.920 m?tres; record de distance avec passager par un raid de 1.200 kilom?tres Turin-Rome-Turin. Il y a quelques jours, il avait ? son tour boucl? la boucle.

Quelques jours avant, un accident analogue mettait en deuil le corps des aviateurs militaires. Le capitaine d'artillerie Denis de Lagarde, attach? au centre d'aviation de Reims, venait d'?tre nomm? ? Villacoublay; il se rendait ? son nouveau poste par la voie des airs. En voulant atterrir ? l'a?rodrome de Buc, il fut, croit-on, pris dans un remous; l'appareil capota et le malheureux officier fut tu? sur le coup. Le capitaine de Lagarde ?tait un des plus jeunes aviateurs de son grade. Technicien de valeur, il s'occupait sp?cialement du fonctionnement de la t?l?graphie sans fil ? bord des avions, et il avait imagin? plusieurs dispositifs pr?sentant un r?el int?r?t.

EN NOUVELLE-CAL?DONIE

M. ?DOUARD LOCKROY

Depuis longtemps d?j?, une douloureuse maladie tenait M. ?douard Lockroy ?loign? de la sc?ne politique o?, pendant pr?s de quarante ans, il avait tenu une place consid?rable. Il a succomb? samedi dernier, ? l'?ge de soixante-treize ans.

Sa vie avait ?t? ?tonnamment int?ressante en raison m?me de sa vari?t?. Il ?tait le fils de l'acteur Lockroy, l'un des interpr?tes pr?f?r?s des romantiques, et qui, insatisfait de ses lauriers de com?dien, ?crivit maintes pi?ces, en leur temps fort applaudies.

Sa curiosit? insatiable, son esprit d'aventure, non moins peut-?tre que ses convictions, l'avaient port? encore ? s'attacher ? la fortune de Garibaldi et ? s'enr?ler parmi les Mille. Il avait amass? ainsi d'innombrables souvenirs, qu'il contait avec une verve, un esprit charmants et dont il fit, tout r?cemment, un attachant volume.

Le journalisme, les pol?miques ardentes qu'il avait soutenues ? la fin de l'Empire l'avaient conduit ? la politique. Il y devait trouver une enviable carri?re. De 1885 ? 1899, il fit partie de cinq cabinets et fut deux fois ministre de la Marine.

L'EX-L?GIONNAIRE TROEMEL EN FRANCE

Le cas du l?gionnaire Troemel, ancien bourgmestre d'Usedom, qui, au mois de mars dernier, contracta un engagement de cinq ans au 2e r?giment ?tranger, a fait grand bruit, nagu?re, en Allemagne comme en France, et nous avons, dans notre num?ro du 31 mai dernier, publi? son portrait en m?me temps qu'une d?claration, ?crite de sa main, par laquelle il affirmait ?tre fort satisfait de sa nouvelle existence. Le l?gionnaire Troemel, apr?s avoir ?t? mis en observation ? l'h?pital d'Oran, vient d'?tre r?form? pour surdit?; et il est arriv? cette semaine, en France.

Interrog? sur son s?jour ? la l?gion, M. Paul Troemel a assur? que <>, et qu'il regrettait de n'avoir pu y rester plus longtemps.

LES TH??TRES

PARIS-LE CAIRE INTERROMPU

Au moment de mettre sous presse, une d?p?che de Daucourt nous apprend que le raid Paris-Le Caire est provisoirement interrompu. D'Ada-Bazar, o? nous l'avions laiss? la semaine derni?re, l'audacieux aviateur ?tait parvenu sans incident ? Konia puis ? Eregli. A Bozanti , surpris par une forte temp?te en traversant les monts Taurus, il fit une chute terrible, heureusement sans graves cons?quences. L'appareil est bris?, mais le pilote est indemne. Son compagnon, M. Roux, avait pris le chemin de fer.

Une des photographies qui illustrent pr?cis?ment notre article sur le chemin de fer de Bagdad permet de concevoir les difficult?s avec lesquelles l'aviateur se trouvait aux prises et les risques qu'il courait. On ne saurait gu?re imaginer de montagnes plus abruptes et l'on fr?mit ? la seule pens?e d'une panne banale commandant l'atterrissage dans une telle r?gion.

Note du transcripteur: Les pages 411-414 manquent au document qui a servi de source. Comme d'habitude, les suppl?ments ne nous ont pas ?t? fournis.

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